Le potentiel de la relation … commence par soi même !

Publié le Mis à jour le

Businesswoman holding a crystal ball

Au commencement de toute relation se trouve la relation à son propre désir

Livrez-vous à l’exercice de chercher sur google « blog sur la relation ».

Sidérant !

Vous y trouverez « la relation clients », « la relation presse », « mieux piloter sa relation », « relation de couple »… jamais : « la relation » tout court !

Evidemment direz-vous : la relation implique immédiatement la dualité. De ce fait elle appelle un objet de relation (le client, la presse, l’autre) ou une intention (mieux piloter sa relation, entrer en relation, créer une histoire à deux etc.). Communiquer avec soi-même est impossible !

En êtes-vous sûr ?

Pourquoi la communication ne commencerait-elle pas avec soi-même justement, avant d’entrer dans un exercice que chacun reconnaît comme complexe, insaisissable, tant les interactions qui se produisent sont difficiles à gérer.

Ce qui fait la difficulté majeure de la relation, c’est que l’on ne peut pas être spectateurs du lien qui nous unit à l’autre. Elle demande à être profondément incarné(e) et à vivre cet échange à tous les niveaux : verbal http://fr.wikipedia.org/wiki/Communication_verbale bien sûr, non verbal http://fr.wikipedia.org/wiki/Communication_non_verbale évidemment,  physique, énergétique, spirituel parfois aussi …

Mon point de vue c’est que l’on ne parle jamais de la relation tout court parce que l’on n’a pas idée du potentiel qu’elle recèle, avant même d’en définir l’objet ou le but.

Le potentiel de la relation ne se développe qu’avec la capacité « à être en relation avec son propre désir » (désir du moment ou désir d’accomplissement existentiel !).

Faute de développer cette capacité, il y a dès le départ un déficit majeur dans la relation qui va s’établir avec l’autre ou les autres.

Et cette capacité est loin d’être nombriliste : elle participe de « l’écologie de la relation ».

Si nous subissons tant de pollution soft, c’est-à-dire tant de messages et de communication pour ne rien dire, c’est qu’au-delà des moyens qui le permettent massivement de nos jours, il demeure un vide du contenu, de l’intention, de l’attention à l’autre.

D’aucuns vous rappellent que le silence est d’or ou que la communication à l’autre nécessite des espaces de silence et d’écoute. Très bien. Cependant mon propos est d’aller plus loin : est-on toujours suffisamment clair avec soi même dans nos relations ? Et au-delà de briser la solitude, l’isolement, la peur de la finitude, quels sont les désirs qui nous meuvent et quelles sont nos besoins ?

L’idée n’est pas de réfléchir à tout chaque fois que l’on noue une relation ou que l’on cherche à entrer en relation. L’idée est qu’avant de choisir son moyen ou son cercle de relations, on s’interroge deux minutes sur ces questions essentielles pour s’appuyer ensuite sur tout le potentiel de la relation, y compris celui de nous renvoyer à nous même et d’évoluer.

Plutôt que de s’écouter parler, je prône donc le : écouter ce qui me relie à l’autre ! On peut faire d’incroyables économies d’énergie, de salive, de bande passante, d’emails…

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